1928
2014
Vue aérienne de la Basse-Ville d'Ottawa en 1928
Vue aérienne de la Basse-Ville d'Ottawa en 2014
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Expropriations massives. Plan de revitalisation majeur. Échec total.
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Avec du recul, les erreurs du passé deviennent parfois évidentes. À travers le nombre considérable de comparaisons que nous avons mises sur pied, nous avons tenté de démontrer que les décisions prises dans le passé ne sont pas garant de succès futur. L’exemple de la Basse-Ville d’Ottawa est particulièrement frappant et quiconque qui fréquente le secteur de la ville d’Ottawa entre la rivière Rideau et l’avenue King-Edward pourrait confirmer ce que nous avançons ici.

Nous sommes dans le milieu des années 1960, la ville d’Ottawa, le gouvernement provincial et la Commission de la capitale nationale (CCN) s’allient et imposent des changements drastiques aux résidents de la paroisse Sainte-Anne sous prétexte d’embellir la capitale du Canada. Le secteur à majorité francophone présentait certes un niveau de pauvreté plus élevé que les autres quartiers de la ville, mais le sentiment de communauté y semblait inversement proportionnel. Nombreuse résidences du secteur présentaient un niveau de salubrité douteux et quiconque avait à cœur l’image de la ville d’Ottawa savait que quelque chose devait être fait. Nul doute que les intentions des trois paliers de gouvernement étaient bonnes, mais force est de constater que le trio gouvernemental a failli lamentablement et que la Basse-Ville ne s’est jamais remis du renouveau urbain à la sauce 1970.

Les causes de l’échec sont multiples. Les logements sociaux ont été ghettoïsés au lieu d’avoir été intégrés au tissu urbain existant, la trame routière de style quadrilatère a été remplacée par un modèle banlieusard avec ses rues sinueuses (notamment avenue Beausoleil qui ne figure pas sur la photo) et ses cul-de-sacs et finalement la rue Saint-Patrick, anciennement une rue commerciale traditionnelle, a été élargie et tordue afin de favoriser le trafic de transit et ainsi réduire la valeur du secteur environnant.

Au lieu de s’attaquer au problème à petite échelle et opter pour une approche plus organique, le gouvernement implementa sa solution avec des expropriations massives et une reconfiguration complète du secteur. C’était dans l’ère du temps. Après tout, le plan Gréber était bien en selle dans les officines de la CCN et la conversion de la rue Saint-Patrick en une artère majeure est-ouest cadrait à merveille avec les bases d’un plan qui aura favorisé les automobilistes et la décentralisation. De nos jours, ces idées sont évidemment mises en échec, mais le mal est fait.

Cette photo aérienne est bien, mais elle ne montre que la moitié de la Basse-Ville alors que le secteur ouest, avant l’avenue King-Edward, n’est pas montré. Situé au sud de la nouvelle rue Saint-Patrick, le secteur « anglais » de la Basse-Ville fût en partie épargné par le plan de revitalisation. Ce secteur est le seul ayant conservé l’atmosphère d’antan. Il est aussi celui où les maisons ont la plus forte valeur foncière.

Maintenant que le redéveloppement des plaines Lebreton a été ramenée en avant plan par la CCN, nous souhaitons de tout cœur que la CCN aura appris de ses propres erreurs et ne répétera pas les mêmes erreurs. Permettez-nous d’en douter.

06 OCT
2014
Brian Fisher
Yes It's striking that the major targets for urban renewal on both sides of the river were poorer Fancophone communities. Although vibrant and neighbourly they never had enough political clout to resist the dominant culture's planners and developers.
16 FÉV
2015
gill magnan
absolutely wonderful work...I have working on the histories of ottawa homes and neighbourhoods for 15 years, this is a marvellous website and your research appears impeccable
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